SNAPE

Signature de la Convention collective

Mardi 9 décembre 2008, 

Conférence des Évêques de France 

Sous le patronage de Mgr André Vingt-Trois 

Signataires : 

  • Diocèse de Paris : Mgr François Fleischmann.
  • Diocèse de Nanterre : Mme Anouil. 
  • Diocèse de Créteil : 
  • Diocèse de Saint-Denis : 
  • SNPAMC : M. Juan R. Biava.

Intervention de Monsieur Henri Augier

Je vous remercie d'avoir honoré de votre présence la séance de signature de cette nouvelle Convention Collective, qui renouvelle celle qui était en vigueur jusqu'à présent. Je voudrais simplement vous situer le cadre de ce travail qui aboutit aujourd'hui. Cela fait presque trois ans que nous y travaillons, et nous avons, je crois, obtenu ce résultat grâce à une volonté partagée entre les organistes, les chantres, représentés par un syndicat national, et les diocèses de la Zone Apostolique de Paris d'arriver à un texte qui ne soit pas qu'un texte administratif mais qui soit un texte qui contribue à une belle liturgie. Ce qui a pris du temps a été de s'entendre sur cette dimension qualitative. Volonté partagée, mais aussi travail collectif parce que pour arriver à ce résultat nous avons travaillé en groupes, travaillé en équipes, consulté un certain nombre de prêtres de paroisses pour bien s'assurer que ce que nous allions écrire soit applicable, concret, pratique et intelligible pour tous. Voilà, je crois, le résultat auquel nous arrivons aujourd'hui. C'est un aboutissement et en même temps c'est un point de départ puisqu'il va falloir construire, il va falloir communiquer, il va falloir former, il va falloir organiser. Communiquer pour que toutes les paroisses, tous les organistes, tous les chanteurs, tous aient les mêmes références et les mêmes bases. Former pour que nous progressions, notamment dans la préparation de certains examens que nous proposons pour obtenir la carte de titulaire, et là-dessus je crois qu'il y a du travail à faire. Organiser parce qu'il y a des progrès à faire dans la relation entre les uns et les autres et nous sommes là pour y contribuer, pour aider à cette organisation. Voilà le cadre de cette séance de signature.

Intervention de Monseigneur André Vingt-Trois

Merci beaucoup. Je mesure que ces trois années n'ont pas été des années de loisirs, parce que rien n'est aussi difficile que d'établir une convention collective avec des organismes aussi hétéroclites que ceux qui constituent notre territoire habituel. Parce qu'évidemment il n'y a pas grand chose à voir entre une grande tribune parisienne et une église du fin fond de la banlieue et pourtant, c'est la même convention collective qui fonctionne. Et donc, tout cela veut dire qu'il faut trouver les modes d'adaptation et d'ajustement nécessaires. Merci beaucoup à tous ceux qui ont coopéré à ce travail.

Intervention de Monsieur Juan R. Biava

C'est avec joie que nous vous rencontrons, merci d'être venus. Cela signifie l'importance que vous donnez à cet événement. En effet, la convention collective est l'outil qui nous permet de pouvoir travailler en bonne relation. La différence entre la grande tribune parisienne et la petite tribune du fond de la banlieue est moindre si l'on considère que les uns et les autres servent la même liturgie, qui n'est pas plus une liturgie à Notre-Dame qu'au fond de la banlieue, et qui doit être servie de la même manière. A part cela, il y a aussi le service de la musique, et nous constatons dans notre quotidien le degré d'ignorance qu'ont nos concitoyens de la musique en général. Beaucoup de monde ne sait pas que l'Église a une musique propre. C'est dans ce but que cet outil devrait être efficace. Notre souhait est qu'à partir de maintenant, non seulement la Convention soit connue, mais que nous puissions arriver à travailler avec nos patrons qui sont les curés de paroisses. La difficulté première de notre métier est que nous sommes seuls face à une personne seule, et le moindre problème provoque des conséquences disproportionnées. L'idée est que nous puissions arriver à avoir des rapports à un niveau supérieur, pour nous permettre de traiter le problème au fond, laissant de côté inimitiés ou antipathies. Merci beaucoup.

Intervention du Père Olivier de Cagny

Je voulais dire que c'est un événement doublement significatif, d'abord parce que vous êtes une profession, vous êtes de vrais professionnels, et il y en a peu qui agissent dans la liturgie. Bien-sûr, il existe les professionnels des pompes funèbres, les architectes et d'autres artistes, mais qui n'interviennent pas dans l'acte liturgique. Dans cet acte nous sentons bien, nous les prêtres, que nous avons une mission très délicate, en direct, et c'est un beau défi de travailler ensemble. Et c'est aussi un événement significatif par rapport aux relations que nous pouvons établir entre nous, qui doivent nous grandir en charité peut-être, mais qui sont très importantes. J'ai lu dans la Convention que l'organiste faisait partie de droit de l'équipe liturgique - reste à définir ce qu'est "l'équipe liturgique" - et je pense que nous avons des progrès à faire sur l'intégration de ce professionnalisme qui est le vôtre à la construction de la liturgie et à la qualité artistique, donc spirituelle, de la liturgie.

>> lire la convention collective >>

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