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Musiques enregisrtées dans la liturgie

musique enregistree

Au delà d'un débat risquant de placer le musicien d'église dans le camp des immobilistes qui ne visent qu'à défendre leurs intérêts, il me semble important d'insister sur l'aspect liturgique de la question.
La musique liturgique est une action qui ne peut être produite que par des personnes vivantes. Remplacer un vide musical, si désagréable soit-il, par un enregistrement est un non-sens. Cela revient à substituer un automate à un acteur liturgique. Au risque d'employer une comparaison un peu choquante, à quand le prêtre remplacé par une vidéo ou par un robot ? ...! Ainsi nous rencontrons des situations où certains "jusque-au-bout-istes" de la participation active passent une partie de la célébration à écouter des disques !

Cela se voit souvent pour des obsèques où la famille veut "respecter les dernières volontés du défunt" en passant un disque qu'il/elle aimait bien ... Que se passe t-il quand le défunt était passionné de cinéma  ? ... On passe un film ? ... et la liturgie de l'Eglise dans tout ça ?


En l'absence de musiciens, mieux vaut une liturgie plus sobre sans musique mais plus authentique.

 

Ci-dessous un document relatif à ce débat.

 

Instruction sur la Musique Sacrée et la Sainte Liturgie (septembre 1958)


selon l'esprit des Encycliques de Pie XII "Musicae Sacrae Disciplina" et "Mediator Dei" Sacrée Congrégation des Rites

[...] D. Des instruments de musique et des appareils "automatiques"

70. Les instruments de musique qui, selon le jugement et la pratique générale, ne conviennent qu'à la musique profane seront totalement écartés de toute action liturgique et des pieux exercices.

71. L'usage des instruments et des appareils "automatiques", tels que sont : l'orgue mécanique, le gramophone, le récepteur de radio, le dictaphone ou le magnétophone et autres du même genre, est absolument interdit dans les actions liturgiques et les pieux exercices, qu'ils soient accomplis à l'intérieur ou à l'extérieur des églises, même s'il s'agit seulement de sermons, ou de musique sacrée à transmettre, ou de chanteurs ou de fidèles à remplacer ou même à soutenir dans le chant. Cependant il est permis d'user de ces appareils, même dans les églises, mais en dehors des actions liturgiques et des pieux exercices, lorsqu'il s'agit d'entendre la voix du Souverain Pontife, de l'Ordinaire du lieu, ou d'autres orateurs sacrés ; ou encore pour former les fidèles à la doctrine chrétienne, au chant sacré ou au chant religieux populaire ; enfin pour diriger et soutenir le chant du peuple dans les processions qui se déroulent hors de l'église.

72. On peut utiliser même dans les actions liturgiques et les pieux exercices les instruments appelés "amplificateurs" s'il s'agit d'amplifier la voix vivante du prêtre célébrant ou du "commentateur", ou d'autres personnages qui, selon les rubriques ou sur l'ordre du recteur de l'église peuvent faire entendre leur voix.

73. L'utilisation dans les églises d'appareils de projection, mais surtout de ceux qu'on appelle "cinématographes", que les projections soient "muettes" ou "sonores" et pour quelque motif que ce soit: de piété, de religion ou de bienfaisance, est très strictement défendue. On veillera en outre à ce que, dans les locaux qu'il faudra construire ou aménager pour des réunions et surtout pour des spectacles, près de l'église ou, à défaut d'un autre endroit, sous l'église, il n'y ait pas libre accès de ces locaux à l'église même, et que le bruit qui en provient ne trouble en aucune manière la sainteté et le silence du lieu sacré. [...]

Document trouvé sur www.ceremoniaire.net

 

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