SNAPE

Musique liturgique et industrie pharmaceutique : soins palliatifs ?

medicamentOn se méprendrait si l'on considérait cet exercice comme un trait d'humour critique sur les travers de la production récente de chant liturgique. Il s'agit bien plutôt d'une manière de prendre de la distance par rapport aux critiques habituelles, une sorte de critique de la critique.

En effet, l'exercice de transposition met bien en évidence combien la production des chants pour la liturgie - mais aussi la réception et donc les critiques faites - est prise dans les mailles d'une société de consommation où le libéralisme économiques fait loi.

Il me semble que cela invite à réfléchir à nouveaux frais sur la nature du chant liturgique qui ne peut être assimilé à un objet de consommation mais qui correspond à une institution faisant loi (lex orandi). 


A votre santé

Article de Anne Jeanblanc

Médicaments : le sombre palmarès de "Prescrire"

Le Point.fr- Publié le 31/01/2013 à 12:00- Modifié le 31/01/2013 à 12:06

Aucune pilule d'or, aucun tableau d'honneur, seuls deux médicaments ont contribué à une amélioration de la prise en charge des patients.

Environ un nouveau médicament sur cinq aurait une balance bénéfices-risques défavorable et serait à éviter.© DURAND FLORENCE / SIPA

la moisson 2012 est bien maigre pour la revue Prescrire qui publie jeudi, comme chaque année fin janvier, son palmarès. Il permet de récompenser les nouveaux médicaments ou les nouvelles indications de médicaments arrivés l'an dernier sur le marché, et qui constituent un progrès tangible pour les patients. L'amélioration peut consister en une meilleure efficacité, une moindre fréquence ou une moindre gravité des effets indésirables (à efficacité similaire), ou encore en administration plus simple ou plus sûre du traitement. C'est la rédaction du journal qui établit son classement, en toute indépendance.

En 2012, aucun produit n'a reçu le titre de Pilule d'or. Surtout, aucun nouveau médicament ni aucune nouvelle indication d'un médicament déjà commercialisé n'a apporté assez de progrès pour justifier une inscription au tableau d'honneur. Deux produits seulement ont contribué à améliorer, et encore de façon modérée, la prise en charge de certains patients. D'une part, un traitement prescrit en troisième intention (donc après l'échec de deux autres thérapies) dans le cancer métastasé de la prostate et d'autre part un donné en association avec les traitements usuels de certaines hépatites C chroniques. Ils ont "une certaine efficacité mais aussi des effets indésirables importants, qui limitent leur intérêt", précise la revue.

Et, une fois encore Prescrire, met en garde contre l'accumulation, année après année, de nombreux médicaments sans intérêt démontré par rapport à ceux dont on dispose déjà. "Plus inquiétant encore, environ une nouveauté sur cinq a une balance bénéfices-risques défavorable et est à éviter", peut-on lire. "Ces médicaments, qui n'auraient pas dû être autorisés dans ces indications, s'ajoutent à de nombreux autres déjà sur le marché que les autorités de santé auraient déjà dû retirer, dont certains depuis longtemps". Selon la rédaction, quinze nouveaux médicaments ou nouvelles indications sont dangereux. C'est pourquoi elle insiste encore sur l'absolue nécessité de faire progresser la politique du médicament dans le sens de l'intérêt des patients et de tous les citoyens.

Dangereux pour les enfants

Quelques mesures bénéfiques pour les patients ont effectivement été prises l'an dernier (et au début de cette année) par les autorités de santé, notamment en termes de retraits du marché ou de déremboursements justifiés par les risques, mais cela ne semble pas suffisant. Pour Prescrire, il faut impérativement augmenter de façon notable le financement de la recherche clinique indépendante des firmes, mettre en place un corps d'experts indépendants et rendre obligatoire une comparaison des nouveaux médicaments avec les traitements de référence. L'actualité ne peut que leur donner raison.

Enfin, Prescrire s'intéresse aussi au conditionnement des médicaments, indissociable de la sécurité des produits. Tous ses aspects sont analysés : les étiquetages des boîtes, plaquettes, flacons, seringues... ; les dispositifs fournis pour la préparation ou l'administration des médicaments ; les éléments de fermeture tels que les bouchons ; ainsi que la capacité informative des notices au regard des modalités d'usage, des effets indésirables... Et là son verdict est sans appel : ils sont trop souvent dangereux pour les enfants. Quant aux notices, elles sont incomplètes sur les effets indésirables et donc "elles protègent mal les patients les plus fragiles". C'est pourquoi aucune palme du conditionnement n'est décernée en 2012. Quatre ont même mérité un carton jaune et dix un carton rouge. Triste bilan.


Ma transposition … pour donner à penser ….  (F. Patrick)


À votre santé

Jean Ris 

Chants liturgiques : le sombre palmarès du groupe de la "Promotion épiscopale"

La gazette de la liturgie.fr- Publié le 31/01/2013 à 21:00- Modifié le 31/01/2013 à 21:06

Aucun chant retenu pour la promotion 2012, aucun tableau d'honneur, seuls deux chants pourrient contribuer à une amélioration de la vie liturgique.

Environ un nouveau chant sur cinq aurait une balance bénéfices-risques défavorable et serait à éviter.

La moisson 2012 est bien maigre pour le groupe chargé de la promotion épiscopale en matière de chants liturgiques qui devait publier jeudi, comme chaque année fin janvier, son palmarès. Il permet de récompenser les nouveaux chants ou de nouvelles versions de chants anciens, arrivés l'an dernier sur le marché, et qui constituent un progrès tangible pour les assemblées et les fidèles. L'amélioration peut consister en une meilleure efficacité, une moindre fréquence ou une moindre gravité des effets indésirables (à efficacité similaire), ou encore une mise en œuvre plus simple ou plus sûre. C'est le groupe qui établit son classement, en toute indépendance.

En 2012, aucun chant n'a reçu le label. Surtout, aucun nouveau chant, ni aucune version d’un chant déjà sur le marché, n'a apporté assez de progrès pour justifier une inscription au tableau d'honneur. Deux produits seulement ont contribué à améliorer, et encore de façon modérée, la vie de certaines assemblées. D'une part, un chant prescrit en troisième choix (donc après deux autres) pour les assemblées de vieillards malvoyants et d'autre part un Kyrie simple prévu pour les assemblées ordinaires de semaines. Ces deux chants ont "une certaine qualité mais aussi des aspects risqués importants, qui limitent leur intérêt", précise le groupe.

Et, une fois encore le groupe met en garde contre l'accumulation, année après année, de nombreux chants sans intérêt démontré par rapport à ceux dont on dispose déjà. "Plus inquiétant encore, environ une nouveauté sur cinq a une balance bénéfices-risques défavorable et est à éviter", peut-on lire. "Ces chants, qui n'auraient pas dû être autorisés pour ces usages, s'ajoutent à de nombreux autres déjà sur le marché que les autorités liturgiques auraient déjà dû retirer, dont certains depuis longtemps". Selon le groupe de travail, quinze nouveaux chants ou nouvelles versions sont problématiques. C'est pourquoi il insiste encore sur l'absolue nécessité de faire progresser la politique du chant liturgique dans le sens de l'intérêt des assemblées et de tous les fidèles.

Dangereux pour les équipes liturgiques fragiles

Quelques mesures bénéfiques pour les fidèles ont effectivement été prises l'an dernier (et au début de cette année) par les autorités liturgiques, notamment en termes de retraits des revues ou de mises en garde justifiées par les risques, mais cela ne semble pas suffisant. Pour le groupe de la Promotion des chants, il faut impérativement augmenter de façon notable le soutien à de nouveaux compositeurs indépendants des réseaux, mettre en place un corps d'experts indépendants et rendre obligatoire une comparaison des nouveaux chants avec les compositions de référence. L'actualité ne peut que leur donner raison.

Enfin, le groupe de la Promotion s'intéresse aussi aux indications pour une bonne mise en œuvre des chants, indissociable de la qualité des produits. Tous ses aspects sont analysés : le rythme, l’extension de la tessiture, le rapport musique texte, l’adaptation à l’année liturgique … ; les éléments fournis pour les chantres, organistes et équipes liturgiques ;  la qualité littéraire et grammaticale des textes ; ainsi que la capacité de ces chants au regard de l’édification de la foi ... Et là son verdict est sans appel : ils sont trop souvent dangereux pour la foi des fidèles. Quant aux éléments indiqués pour la mise en œuvre, ils sont incomplets sur les risques et donc "ils protègent mal les équipes liturgiques les plus fragiles". C'est pourquoi aucune palme n'est décernée en 2012. Quatre ont même mérité un carton jaune et dix un carton rouge. Triste bilan.


Article transmis par Agnès Minier

Partager cet article

Repost 0