SNAPE

Pétition pour inciter le gouvernement à revoir sa politique culturelle pour l'enseignement artistique spécialisé

Monsieur le Président,

Notre Organisation syndicale ( Syndicat National des Enseignants et Artistes - UNSA), la plus ancienne et représentative au sein de l'enseignement artistique spécialisé, constate jour après jour, et ce depuis maintenant quelques mois, que le service public que constitue l'ensemble des écoles de musique et conservatoires est gravement menacé.

Ces établissements qui se sont développés depuis 1969 sur l'ensemble du territoire, grâce à la volonté de Marcel Landowski et au soutien sans faille de son ministre de tutelle André Malraux, sont des structures essentiellement municipales, et depuis quelques mois, intercommunales, surtout dans les zones rurales. Ils ont permis à de nombreux enfants, de toutes conditions, d'aborder sainement et à des tarifs non prohibitifs l'apprentissage d'une discipline instrumentale, chorégraphique ou théâtrale.

Au fil des ans, le statut même des enseignants a évolué, gommant peu à peu nos spécificités au sein de la Fonction Publique Territoriale (respect du calendrier scolaire, recrutement onéreux et inadapté). Nous ne pouvons l’accepter.

La récente réforme des rythmes scolaires accentue cette impression d'incompréhension face à des élus qui, confrontés à de nouvelles o bligations et contraints sur le plan budgétaire, n'hésitent pas à engager les enseignants artistiques dans des missions d'animation. Déjà, quelques établissements ont fermé ou menacent de fermer. Tous les autres sont pris en étau entre la baisse des dotations globales données aux collectivités et la suppression contestée des déjà maigres subventions aux établissements "contrôlés" par l'Etat.

C'est la raison pour laquelle nous vous demandons solennellement de vous engager à ce que l'Etat revoie rapidement sa politique en direction de l'enseignement artistique spécialisé.

Sans une volonté au plus haut sommet de l'Etat, et au moment où la politique culturelle, notamment pour la Musique (nous réfutons le terme de musique savante ) devient inaudible avec la crise de Radio France et la fragilisation de nombreux ensembles permanents, nous assisterons à la fin de ce service public qui, sans bruit, permet à toutes les populations, de partager une passion et participe, n'en doutez pas, du mieux vivre ensemble.

Espérant vivement votre soutien, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l'expression de notre haute considération.

Claude Charles

Secrétaire Général du SNEA-UNSA

www.change.org

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