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Marie-Louise Girod-Parrot, témoignage de Raphaël Tambyeff

Marie-Louise Girod-Parrot doyenne du monde de l’orgue « s’en est allée ». Marie-Hélène Luigi a merveilleusement retracé sa vie dans son livre « La Dame d’en haut »

Adolescente Marie-Louise Girod fait partie d’une troupe d’éclaireuses unionistes (branche protestante du scoutisme), et bien entendu dans la section « Oratoire » ; elle y sera cheftaine.

Très jeune elle prend conscience de sa vocation d’organiste et entre à la classe d’orgue du Conservatoire chez Marcel Dupré. Elle en sort avec un Premier Prix en 1941 et devient organiste titulaire à l’Oratoire ainsi qu’à la synagogue de la rue Notre Dame de Nazareth à la suite de Jehan Alain. Après ses nombreux Premiers Prix, elle se produit en France, à l’étranger et commence à composer sur des thèmes liturgiques ou originaux.

Pendant la guerre 39-45, elle cache pendant un office des juifs dans le buffet de l’ancien orgue de l’Oratoire.

Dévouée aux autres, elle devient salutiste.

Elle anime tous les dimanches l’office protestant radiodiffusé sur France Culture et fait partie de la Commission des Orgues non classés de Paris ainsi que d’une région de province.

Lorsqu’en 1960 elle devient madame Parrot, elle suit ce grand archéologue en Syrie en qualité de photographe et participe activement aux fouilles de Mari où elle extraira d’un pot de terre un magnifique bijou : l’oiseau aux ailes déployées en or et lapis-lazuli.

Pendant de longues années elle sera l’âme de l’Académie de Saint-Dié, ne dédaignant pas s’arrêter à Alès pour y semer la bonne parole.

A l’écoute des autres, rayonnante, ne manquant jamais d’humour et de fermeté dans ses propos, elle encouragea ses jeunes collègues.

Elle fut aimée de tous avec respect et affection.

Raphaël Tambyeff

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